NYC : Hurry Hurray Hurricane !
Hurry Hurray Huricane !
S’il y a bien une vérité en ce monde, c’est de voir que New York est une ville au centre de tous les rêves : du plus petit au plus grand, de l’Africain à l’Australien … Alors quoi de mieux que de partir à la conquête de la statue de la liberté en ces fêtes de Noël. Des fêtes qui, chaque année, nous rappellent que l’espoir est permis, le rêve réalisable.
La Maison Cartier en Déco de Noël
Mon billet d’avion en poche, je vole découvrir New York, avec Aer Lingus … Oui oui, au départ ça fait peur. Mais voilà ce que c’est que de prendre ses billets du Lundi pour le Samedi, en période de fêtes … Toutefois, je recommande cette compagnie irlandaise qui fait d’excellent prix (compagnie nationale Low Cost) et donne un service impeccable sur le vol (la seule différence avec une compagnie normale sera d’aller payer votre verre de vin au moment du repas).
A la gloire de Noël et des USA
Premier pas à New York, première galère … je débarque dans une salle où des centaines de passagers attendent à l’immigration. Je n’ai jamais vu autant de monde à la sortie d’un avion : près de deux heures d’attente debout dans la file avant de passer la police (nos bagages avaient le temps de nous attendre). Afin d’éviter toutes questions douteuses (ben j’habite dans un pays musulmans quand même) : je choisis mon policier pour qu’il me laisse passer sans problème … Vite dit, en voyant le nombre de tampons sur mon passeport, il n’a pas pu s’empêcher de me raconter la vie de sa nièce qui, elle aussi, adore voyager toute seule aux quatre coins du monde ! Après les empruntes, la photo, je lui arrache finalement un tampon, et voilà … je suis projeté à
Le tout, comme toujours, et de bien garder son calme, de croire en la bonne étoile, et de trouver la bonne personne. Evidemment les auberges de jeunesse sont pleines, et les chambres d’hôtel basique à plus 150 dollars la nuit. Après avoir donc un peu tchatcher avec le jeune à l’accueil d’une des auberges, il finit très gentiment par me proposer de m’héberger chez lui. Hop hop, problème du logement reglé ! Je m’équipe alors de veste et d’écharpe et je pars à la conquête de cette ville assez étrange …
J’aborderai New York sous différents aspects.
L'Empire State Building : Tour de King Kong
La ville d’abord : New York est une ville immense, où rien que Manhattan est une presqu’île faisant près de 20 kms de long sur 5 de large. Au beau milieu trône Central Park : parc immense aussi (5kms x 1km), abritant des lacs, des animaux, des arbres, offrant aux habitants balades en vélo, en chevaux … De part et d’autres du parc deux quartiers résidentiels se faisant face : à l’Est les quartier chics avec les belles résidences, les grands musées et grands magasins (sur Madison Avenue, genre Bloomingdales), à l’ouest les quartiers plus modestes avec des grandes colonies de Cubains et Mexicains.
Au sud du parc, se déroule Times Square, avec tous ses panneaux lumineux, Broadway et toutes ses comédies musicales, bref l’enchantement, New York comme on le voit au cinéma et comme de nombreux Américains le vivent.
Times Square de jour
Times Square de nuit
Plus au sud encore on tombe sur différents quartiers : les tours sont moins hautes, il s’agirait presque même de petits quartiers de petites villes, avec des bâtisses en pierre rouge et des châteaux d’eau sur les toits.
Ces quartiers comme Chelsea, Chinatown, Little Italy, nous plongent dans un New York comme on ne l’imagine pas : celui de la ville plus intimiste où des communautés diverses (beaucoup d’artistes d’ailleurs) se développent.
Enfin, encore plus au Sud, à la pointe de Manhattan, les tours réapparaissent, c’est là que se trouve tout le quartier d’affaire : Wall Street, la bourse, les banques, les hommes en costumes, et aussi Ground Zero. Passer sur le site, et se représenter la catastrophe nous fait prendre toute l’ampleur du désastre.
Le site des Tours Jumelles
Le célèbre Flattiron Building, au pied de Times Square
L’immigration : lorsqu’on se balade dans cette ville, on croise énormément de Black Américains, de Mexicains, … de gens venus d’ici et d’ailleurs. Tous se prétendent être américains, mais au final, on se demande quelle est vraiment l’identité américaine. Et pour prendre conscience de l’ampleur du poids de l’immigration passée, rien de mieux que de se rendre sur Ellis Island (île au Sud de Manhattan, un peu plus bas que celle de
Le Brooklyn Bridge
Les New Yorkais : on aura beau dire ce que l’on veut, New York est une ville qui fait mal aux gens. Je n’aurais jamais vu autant de SDF dans les rues, autant de personnes désemparées, ou tout simplement abîmées par la ville : à se parler tout seul et se faire des monologues de plein de choses. On a l’impression que l’ensemble des New Yorkais vivent dans un monde coupé de la réalité, directement issue de la télé et du cinéma. Chacun se comporte un peu comme s’il vivait dans un film. Cette façon qu’ils ont de s’extasier bêtement de tout, de trouver tout absolument génial, mais en fin de compte, tellement superficiel.
Les Américains de façon générale vivent dans un monde, où seul eux comptent, et ne se préoccupent pas du reste. Du coup, ils conçoivent mal qu’à l’étranger on puisse se préoccuper d’eux : ainsi m’a-t-on demandé si je savais ce qu’il s’était passé ce fameux 11 septembre, où encore si je savais lire l’anglais (alors que je parlais parfaitement avec le bonhomme en question), bref une façon de se faire prendre pour un abruti à longueur de journée ! Bon me diriez-vous, au moins c’est pas pesant comme expérience …
La boutique M&M's World : qui nous rappelle que les Américains aiment acheté et que NYC est une ville où les cartes de crédit chauffe
Les arts : New York est la ville des arts par excellence. Non seulement elle abrite des salles de musées avec des collections des plus prestigieuses au monde (Le musée Métropolitain (sorte de Louvre New Yorkais), où encore le Museum of Modern Art, et tant d’autres …), mais Broadway est le lieu de représentations quotidiennes d’une dizaine de comédies musicales toutes plus époustouflantes les unes que les autres.
J’aurais eu la chance d’assister à la représentation de Wicked. J’ai été soufflé : pas tant par les décors que par la qualité des chanteurs, des danseurs, d’une chorégraphie complète et d’un timing parfait. Il est rare de voir des spectacles d’une telle qualité, et franchement si vous passez par là, n’hésitez pas à investir dans une place : les représentations sont pleines chaque soir …
Ambiance de rues !
Enfin je ne pourrai conclure ce chapitre sur une note d’Obama. Nous nous rendons mal compte de l’ampleur de la victoire du nouveau président. L’engouement est tel que je me demande même comment il a fait pour ne pas obtenir 100% des voix. Tous les journaux plébiscite sa victoire, raconte son passé et comment il a réussi, idole son parcours, sa femme, ses enfants. On y vend les assiettes collector avec le portrait d’Obama, pour le mettre sur le meuble au milieu de la famille, ou encore les sous fétiches. Bref, imaginez une seconde le même tintouin avec Nicolas Sarkozy (qui a l’assiette dans le salon ???).
La victoire est d’une ampleur sans précédent : l’ensemble de la population place un espoir immense en cet homme. Espérons qu’ils ne soient pas trop déçus !



















2 Comments:
Merci David pour la version électronique de tes aventures ;)
Take care
Stef
C'était hyper intéressant ! Ca me trotte évidemment dans la tête de me rendre un jour là-bas, tu n'as fait qu'exacerber cette envie !
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