Fès : le joyau du Maroc
Fès : le joyau du Maroc !
Suite et fin des aventures au Maroc : après une année partagée entre islam et gâteaux marocains, il s’agit de maintenant de se tourner vers de nouvelles aventures, plus à l’est et plus en hauteur. Avant de partir, il devenait indispensable de faire un détour, voire même une large pause dans une ville qui fait l’histoire et la culture du Maroc : Fès !
Cette ville est, en effet, l’ancienne cité impériale du royaume, et a connu une histoire politique et culturelle riche. Tous les murs de la ville nous racontent cette histoire.
Voilà donc tout l’objet de notre parcours dans la médina, la plus grande du monde musulman.
Cette ville s’étend sur deux flancs d’une vallée, coupée en deux par une rivière, et finalement mal délimitée par des remparts, en pointillés …
Vous l’avez donc compris, pour visiter Fès, il vous faudra des mollets costauds. Ca monte, ça descend, et comme dans toutes les médinas, on se perd, il y a des impasses, des détours, et des Fassis qui vous indique le chemin … « ci tris simple, vous alli tout droit … ». Au final, vous optez pour un guide, pour vous menez au bon endroit, lui-même ne sachant pas bien où il va, mais vous répondant toujours avec beaucoup d’aplomb qu’on arrive dans une minute !
La patience, toujours la patience, c’est de ça dont il faut s’armer quand on voyage.
Au petit matin, nous commençons la visite de la ville avec notre guide. Nous nous enfonçons dans des ruelles, toujours plus petites. Une sensation très étrange de déboussolement nous envahi. Deux raisons à cela : la première, les murs sont hauts et serrés et on voit mal le soleil (la médina est en fait une succession de murs épais qui cachent l’intérieur des maisons et de leurs patios), la deuxième, les ruelles ne sont jamais droites (légèrement courbes, elles vous donnent l’impression de marcher droit, mais en fait vous changez complètement de direction).
La vieille ville se compose d’une succession de petits quartiers qui fonctionnent tous en autarcie (plus de 300 quartiers dans la ville de Fès). Si bien que les habitants d’un quartier se rendent rarement dans celui du voisin, et que finalement tout Fassi est amené à se perdre dans sa propre ville dès qu’il s’éloigne un peu de sa maison.
Pour vivre, un quartier doit donc avoir 5 choses : sa mosquée, son four à pain, son hammam (bain public), sa fontaine et son école.
Les plus grands dirigeants de ce pays, comme le Glaoui, ont une résidence à eux ici. Beaucoup de richesses circulent donc dans les remparts de la ville et l’architecture des maisons, des mosquées, des médersas (écoles religieuses) s’en ressent. Nous avons d’ailleurs eu la chance de loger dans un magnifique riad : chambre en duplex avec feu de cheminée ...
A force d’aspirer tant de richesse, les artisans de la ville ont créés un nouveau style de décoration, propre à Fès. La ville est d’ailleurs réputée pour sa faïence et son bleu. Zelliges, mosaïques, stuc, orfèvrerie ornent l’ensemble des monuments de la ville.
La patience, toujours la patience, c’est de ça dont il faut s’armer quand on voyage.
Au petit matin, nous commençons la visite de la ville avec notre guide. Nous nous enfonçons dans des ruelles, toujours plus petites. Une sensation très étrange de déboussolement nous envahi. Deux raisons à cela : la première, les murs sont hauts et serrés et on voit mal le soleil (la médina est en fait une succession de murs épais qui cachent l’intérieur des maisons et de leurs patios), la deuxième, les ruelles ne sont jamais droites (légèrement courbes, elles vous donnent l’impression de marcher droit, mais en fait vous changez complètement de direction).
La vieille ville se compose d’une succession de petits quartiers qui fonctionnent tous en autarcie (plus de 300 quartiers dans la ville de Fès). Si bien que les habitants d’un quartier se rendent rarement dans celui du voisin, et que finalement tout Fassi est amené à se perdre dans sa propre ville dès qu’il s’éloigne un peu de sa maison.
Pour vivre, un quartier doit donc avoir 5 choses : sa mosquée, son four à pain, son hammam (bain public), sa fontaine et son école.
Les plus grands dirigeants de ce pays, comme le Glaoui, ont une résidence à eux ici. Beaucoup de richesses circulent donc dans les remparts de la ville et l’architecture des maisons, des mosquées, des médersas (écoles religieuses) s’en ressent. Nous avons d’ailleurs eu la chance de loger dans un magnifique riad : chambre en duplex avec feu de cheminée ...
A force d’aspirer tant de richesse, les artisans de la ville ont créés un nouveau style de décoration, propre à Fès. La ville est d’ailleurs réputée pour sa faïence et son bleu. Zelliges, mosaïques, stuc, orfèvrerie ornent l’ensemble des monuments de la ville.
L’activité économique est donc foisonnante : beaucoup d’artisans exercent dans la médina (des tanneurs, aux aiguiseurs, …), un ancien caravansérail illustre ce commerce. La circulation automobile y est interdite, et tout se fait à dos d’âne. Littéralement quand vous franchissez les portes de la ville vous changez de temps. Vous avez pris un billets aller direct pour le Moyen Age.

Vous l’avez donc compris, Fès ne se visite pas, Fès se vit. C’est tout un esprit qui vous envahit dès les remparts franchis : le grouillement économique, les ânes dévalant les rues, la beauté des monuments, …
Mais ne vous arrêtez pas là dans ce voyage dans le temps. Prenez la voiture et rendez vous à quelques dizaines de kilomètres dans la ville de Volubilis. Ce site romain recèle de magnifiques ruines et illustre l’époque où les romains dominaient la région. Il s’agit d’un des rares sites du type dans le monde musulmans : des palais, aux bains romains, en passant par le moulin, il y a un air d’Italie qui plane dans la région !


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